Enquête Cinov : la commande publique n’a pas trop la cote

Interrogées pour la 2e année consécutive par la fédération Cinov, les TPE-PME du monde du conseil, de l’ingénierie et du numérique ont plutôt la dent dure avec la commande publique. 56% d’entre elles considèrent qu’elle toujours difficile d’accès. Pratiquement un tiers des répondants juge même que la situation s’est dégradée.

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845. C’est le nombre de chefs de petites et moyennes entreprises du secteur du conseil, de l’ingénierie et du numérique qui a répondu aux questions de la fédération Cinov (fédération des métiers de la prestation de services intellectuels) en mars-avril sur le sujet de la commande publique. Un échantillon particulièrement concerné. 22 % d’entre eux font plus de la moitié de leur chiffre d’affaires grâce aux marchés publics. 20 % entre 10 et 49 %.

L’ambiance n’est pas au beau fixe. En dépit des réformes successives du Code et des vagues de simplification, 56 % des patrons répondants estiment toujours que l’accès à la commande publique est toujours difficile. Sur une échelle de 1 à 5 (1 très facile, 5 très difficile), c’est la note de 4 qui est attribuée. Pire, presque un tiers des PME-TPE interrogées (27,4 %) considère que la situation s’est dégradée au cours des cinq dernières années. Au pilori : la complexité et la rigidité des procédures et des dossiers (70,7 %). Et le sentiment d’un marché difficilement ouvert à de nouveaux acteurs entrants (63,7 %).

Freins et pratiques contestées

Trois freins sont pointés du doigt. En tête pointe le coût global de la réponse (temps alloué, réalisation de prototype ou fourniture de démonstrateurs… 60 %), devant le manque de clarté dans l’expression des besoins (52,3 %), suivi de l’importance du critère prix (51,5 %). Les TPE-PME regrettent également certaines pratiques jugées abusives qui les découragent.

Dans ce domaine, le règlement des factures monte sur la plus haute marche du podium. 55 % des répondants assurent que plus de la moitié des règlements de leurs marchés publics n’est pas payée dans les délais légaux. 21 % seulement des répondants déclarent bénéficier d’intérêts moratoires en cas de retard. 54 % constatent aussi l’absence de rémunération du travail en amont et/ou une pression sur les prix.

 

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