Réparation des vélos : Paris poursuit le cycle de l’achat inclusif

Pour entretenir le parc de 2000 vélos utilisés par ses écoles et centres de loisirs, la ville de Paris conjugue achat solidaire et circulaire depuis plusieurs années. Les lots de son marché, qui a été renouvelé en 2022, ont été confiés à une entreprise adaptée et à une régie de quartier. Avec une utilisation de pièces détachées issues du réemploi lorsque cela est possible.

© Epictura

La capitale veut développer la pratique du vélo, dès le plus jeune âge. La ville dispose à cet effet d’un parc de 2000 cycles destinés aux enfants, dans les écoles et centres de loisirs. Elle veut naturellement s’assurer que cette pratique se fasse en toute sécurité et cherche parallèlement à faire durer le plus longtemps possible les machines. Pour favoriser l’achat solidaire, elle a choisi de réserver l’entretien et la réparation de la flotte au secteur inclusion (handicap et insertion).

Réalisé sous forme de rencontres avec plusieurs structures, le sourcing a été essentiel au départ pour éviter de dérailler. Il a permis de mieux se rendre compte des possibilité et des contraintes, de repérer les points bloquants et ainsi d’éviter tout infructueux, a insisté Alice Piednoir, adjointe à la cheffe du pôle achat responsable à la ville de Paris, qui présentait l’opération le 11 juillet, lors d’un webinaire du Programme achats circulaires et solidaires, dispositif porté par la Métropole du Grand Paris, les Canaux, l’Institut national de l’économie circulaire et l’Observatoire des achats responsables, en partenariat avec le Commissariat général au développement durable.

D’abord divisé en trois lots, le marché, déjà renouvelé plusieurs fois, se compose désormais de deux lots, aux caractéristiques spatiales et temporelles. L’un confié à une entreprise adaptée concerne les vélos utilisés par une base de loisirs, installée en banlieue et ouverte en été. L’autre, attribué à une régie de quartier, couvre le stock utilisé par les écoles intra-muros.

Déclenchée à partir d’un minimum d’engins à remettre en selle (une vingtaine), la prestation nécessite une visite diagnostic pour se faire une idée de l’envergure des réparations qui seront faites, soit sur place quand cela est faisable, soit dans l’atelier du titulaire.

La ville, qui commence à en connaître un rayon sur le sujet, a ajouté des considérations environnementales : lubrifiants écolabellisés, véhicules utilisés pour le marché sans diesel. Quand cela est possible, l’attributaire doit également au maximum des pièces détachées issues du réemploi, a précisé Alice Piednoir.

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