Écosoins : des actions à faible coût et fort impact

Lancé au printemps par le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, l’Assurance Maladie et l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap), le questionnaire national sur les soins écoresponsable a rendu son verdict. Un premier état des lieux qui confirme la percée de la dynamique et a planté le cadre de la dernière webconférence de l’Anap sur le sujet.

© Epictura

Invités entre mars et avril dernier à remplir en ligne un questionnaire dédié aux soins écoresponsables, près de 400 professionnels exerçant en ville et/ou au sein d’établissements de santé et médico-sociaux ont bien pris leurs souris pour partager leur expérience en la matière.

Un retour qui « montre qu’une dynamique se met en place », s’est félicité la directrice générale de l’offre de soins, Marie Daudé, en ouvrant, jeudi 13 juin, la webconférence que l’Anap dédiait à cette thématique, axe central de la planification écologique du système de santé.

Un engagement partagé et collectif

Réparties de manière homogène sur l’ensemble du territoire, régions ultramarines comprises, les actions témoignent en effet déjà clairement d’un intérêt nationalement partagé auquel les établissements de santé et structures médico-sociales participent pour plus d’un tiers. Alors que 60 % des bonnes pratiques rapportées s’avèrent déployées au niveau d’une équipe, d’un pôle ou d’un GHT, la dynamique s’affirme parallèlement comme un projet fédérateur qui engage collectivement.

Enfin, l’état des lieux permet aussi de mieux cerner les initiatives les plus fréquemment déjà mises en place… Des initiatives qui concernent aussi bien la pratique de soin que l’organisation de ce dernier et invitent, soit à revisiter les habitudes (juste besoin, pertinence, réflexions sur l’usage unique, réduction des DASRI…), soit à carrément innover (arrêt des gaz anesthésiques au bloc opératoire…).

70 % des évaluations positives

Gratifiants, ces premiers pas vers une santé décarbonée affichent des résultats visibles rapidement puisque 40 % des professionnels répondants disent avoir pu mettre en place une réalisation écoresponsable en moins de 6 mois. Mieux encore : 7 sur 10 déclarent l’avoir fait à faible coût tandis que plus des deux tiers de ceux qui en ont évalué les effets soulignent son impact économique positif.

Au fil des résultats égrenés apparaissent ainsi des soins écoresponsables accessibles, concrets et pertinents, qu’il s’agit désormais de coconstruire, en appui sur ses équipes, afin de modeler ensemble la santé de demain. En veillant toutefois à mieux se coordonner, besoin majoritairement exprimé, et à davantage évaluer : à ce jour, seules 30 % des bonnes pratiques expérimentées l’ont été.

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