La maturité de la fonction achat hospitalière auscultée

La DGOS a fait le point, lors du dernier SantExpo, sur l’état de forme de la fonction achat hospitalière. Cette dernière monte lentement mais sûrement en compétence. Il y a surtout des progrès à faire du côté des outils et de l’achat durable.

Après l’épisode Covid, la fonction achat poursuit sa montée en compétence. Lentement mais sûrement. Avec une note globale de 15,7 sur 20 (+0,3 par rapport à 2022, +0,2 par rapport à 2021), calculée à partir de la grille d’autoévaluation (4 thèmes et 28 thématiques cibles) remplie par 97 GHT pour l’année 2023. La DGOS avait craint une démobilisation des acteurs suite à la crise sanitaire mais finalement cette inquiétude ne s’est pas concrétisée.

Cependant,  la situation demeure contrastée en fonction du périmètre retenu. Le thème « politique et stratégie achat » obtient la meilleure note avec 16,9/20 et la meilleure progression (+0,9), devant l’organisation de la fonction (16,5/20, +0,2) et les processus  (16,3/20, +0,4). Les outils et méthodes demeurent la matière la plus faible avec une note de 12,7 (+0).

L’achat durable fait également figure de discipline où il faudra faire des efforts. Car la note atteint tout juste 7,25/20. Si 82 % des 66 GHT répondants intègrent des considérations environnementales dans leurs marchés, seuls 12 % atteignent pour l’instant l’objectif fixé par le PNAD (100 % en 2025).

Il y a toutefois un net progrès par rapport à la précédente enquête. 21 % des GHT déclarent ne pas être structurés pour faire des achats durables. Ils étaient 34 % en 2021.Et 53 % ont désigné un référent achat durable. Contre 21 % en 2021. Autant de « points d’ancrage régionaux » susceptibles d’être sollicités par les acheteurs et d’accélérer la montée en puissance, a souligné Raphaël Ruano, responsable du programme Phare.

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