Des résultats prometteurs pour les CTEES

À l’occasion de Santexpo, l’Anap, chargée d’animer le réseau des conseillers en transition écologique et énergétique en santé (CTEES), a présenté les résultats d’une enquête à mi-parcours du dispositif. Les retombées du travail du CTEES sont palpables. Après son arrivée, les consommations d’énergie baissent entre 10 et 13%. Nombre d’établissements envisagent de pérenniser ce poste.

© Epictura

Enfants d’un appel à manifestation d’intérêt en 2021, les CTEES n’ont commencé à être recrutés en nombre qu’en 2022, avec l’aide financière de la DGOS et de la CNSA. Ils forment aujourd’hui un réseau de 165 experts travaillant au bénéfice d’environ 5500 structures. 24 % des établissements sanitaires et 15 % des établissements médico-sociaux sont couverts par l’AMI.

Afin de mesurer l’impact de ces « nouveaux jobs » (près de 130), l’Anap a mené l’enquête. Plusieurs questionnaires en ligne ont été administrés : à destination des conseillers (80 réponses), des établissements porteurs du contrat (une centaine de réponses) et des établissements partenaires (environ 150 répondants).

Pour Caroline Massot, responsable de la cellule évaluation à l’Anap, les résultats sont prometteurs. Surtout lorsqu’on considère la jeunesse du métier. Et qu’il faut du temps pour mieux connaître le patrimoine, réaliser un diagnostic et définir un plan d’action. Donnée en exemple, la consommation d’énergie (au mètre carré) baisse entre 10 et 13 %, après l’arrivée d’un CTEES.

65 % des établissements confiants pour atteindre les objectifs du décret tertiaire

Il faut aussi ajouter à son actif les non-dépenses. Ainsi que les recettes. Car le conseiller a aussi pour mission d’aller dénicher les sources potentielles de financement dans le maquis des aides disponibles pour accélérer la transition écologique et énergétique.

Le potentiel semble avoir convaincu les établissements. 65 % des répondants se déclarent optimistes quant à leurs capacités à répondre au décret tertiaire. 54 % s’agissant de pouvoir dégager des économies financières.

Autre marque de confiance, les ¾ des établissements qui ont répondu à l’enquête envisager de pérenniser le poste de CTEES. La moitié d’entre eux autofinancerait l’opération, soit grâce aux économies dégagées par l’action du conseiller, soit via une contribution des différents établissements bénéficiaires.

Il y a malgré tout deux ombres au tableau. Pour l’instant, le premier E, pour environnemental, demeure un peu délaissé. 71 % des CTEES admettent avoir surtout travaillé le volet énergétique. Et du côté des établissements, le financement des actions préconisées par le CTEES reste un frein majeur.

 

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