Bilan carbone du parcours patient : plusieurs octaves de plus pour le conventionnel

Destiné à accompagner les seniors de plus de 65 ans amenés à être opérés, le parcours Octave a calculé son empreinte carbone. En comparant les prises en charge ambulatoire et conventionnelle. Selon l’étude menée, la deuxième méthode émettrait en moyenne 86% de gaz à effet de serre en plus par rapport à la première.

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Expérimenté dans 12 établissements de santé de Bretagne et des Pays de la Loire, le parcours Octave (Organisation Coordination Traitement Agé Ville Etablissements de Santé) a pour ambition de sécuriser l’accompagnement médicamenteux des plus de 65 ans dans le cadre de leur parcours chirurgical, ambulatoire et conventionnelle.

Réalisée entre décembre 2023 et  février 2024, une étude, confiée au cabinet Sustainable Metrics, a estimé l’empreinte carbone du parcours moyen Octave d’un patient, en identifiant les différents postes d’émissions de gaz à effet de serre : déplacements entre les différentes structures (généraliste, kiné, pharmacie, hôpital, laboratoire d’analyses…), déplacement des professionnels au domicile (infirmier, kiné…), bloc opératoire (énergie consommée, gaz anesthésiants, équipements, stérilisation, déchets…) l’hospitalisation (achats de médicaments et de DM, repas, déchets…), examens et soins complémentaires (imagerie, analyses biologiques), plateforme numérique dédiée au parcours Octave. Les documents (courriers, prescriptions, bilans d’analyse et d’examen) ont été inclus.

Premier enseignement : un parcours Octave en conventionnel pèse en moyenne 477 kg équivalent CO2, soit 86 % de plus qu’un parcours ambulatoire (en moyenne 257 kg équivalent CO2). Dans les deux cas, l’étape la plus impactante correspond aux phases de chirurgie et d’hospitalisation. 73 % du total des émissions pour l’ambulatoire (190 kilos équivalent carbone) et 86 % pour le conventionnel (411 kilos) Les émissions générées au bloc opératoire demeurent identiques quel que soit le parcours  (ambulatoire ou conventionnel) et représentent un peu plus de 150 kg équivalent carbone.

L’étude insiste sur la part d’incertitude, liée aux hypothèses et aux études sur l’impact environnemental du secteur de la santé, « dont le périmètre n’est pas toujours précis ». Les données doivent donc être interprétées avec prudence. L’enquête préfère évoquer des fourchettes : entre 220 et 370 kilos équivalent carbone en moyenne pour un parcours en ambulatoire, et entre 420 et 720 kilos pour une prise en charge classique.

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