Achat responsable : ça déménage à la Métropole de Toulouse

Limiter l’impact environnemental. Et favoriser le retour à l’emploi. A l’occasion de son accord-cadre à bons de commandes pour une prestation de déménagements, la Métropole de Toulouse a fait coup double.

© Epictura

Lancé en 2022 pour une durée de quatre ans, le marché de déménagement passé par la Métropole de Toulouse s’inscrit pleinement dans une politique d’achat responsable ancienne et affirmée, a rappelé Agnès Hegoburu, responsable du service pilotage et coordination des achats, lors d’un webinaire du Programme achats circulaires et solidaires. Dès 2014, une charte favorise les clauses d’insertion. Et en 2022, la collectivité occitane décroche le label RFAR et se dote d’un Spaser.

Pour les deux dimensions (environnementale/sociale), la Métropole de Toulouse associe le couple critère de choix des offres/conditions d’exécution. En matière environnementale, la performance (10 % de la note) porte sur la nature de la flotte de véhicules proposée. Originalité, les conditions d’exécution comprennent un plan de progrès, pour inciter l’entreprise à s’améliorer tout au long du marché avec la fourniture de données annuelles pour apprécier les réductions des impacts de l’activité.

Les acheteurs doivent accompagner les directions métiers jusqu’au bout

Itou côté achat socialement responsable. Une clause d’insertion fixe à 35 le nombre d’heures minimum par tranche de 10 000 euros HT de commande. Et 10 % de la note portent sur la performance d’insertion professionnelle (qualité du tutorat professionnel afin de faciliter l’intégration des bénéficiaires, formation dispensées et niveau de qualification professionnelle pouvant être acquis à l’issue du marché, dispositions prises pour limiter les situations d’échec ou de rupture de contrat). « Le critère a été évalué sur la base d’un cadre de mémoire social », a précisé Agnès Hegoburu.

Les demandes du pouvoir adjudicateur n’ont pas restreint la concurrence. Six offres sont déposées, pour moitié des PME. Quels sont les résultats ? Le titulaire a acheté un engin moins polluant. Et au bout de 18 mois, le marché a débouché sur un CDI pour un bénéficiaire de la clause, ainsi que sur plusieurs contrats de professionnalisation.

Pour réussir, la responsable du service pilotage et coordination des achats a insisté sur le soutien essentiel du facilitateur pour le calibrage des exigences et le suivi du marché. Mais aussi sur la nécessité d’embarquer les directions métiers, sans les laisser se retrouver en difficulté sur des sujets qu’elles ne maîtrisent pas. « L’accompagnement jusqu’au bout est important pour les rassurer ».

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